Lecture d'une carte

TOPOGRAPHIE

Technique de représentation sur un plan (surface plane) des formes du terrain (surface courbe) avec les détails naturels ou artificiels qu’il comporte.

I. L’ UTILISATION UNE CARTE

A – INTRODUCTION.

La carte est une image très réduite du terrain. Tous les détails existants réellement sur le terrain ne peuvent y être représentés car ils seraient imperceptibles. Cependant, comme il est indispensable que ces détails soient visualisables, il a donc fallu adopter le principe de représentation par des signes conventionnels. En ce qui concerne le relief, sa visualisation se comprend à l’aide de courbes  de niveau.

B – PRESENTATION D’UNE CARTE.

La lecture d’une carte se réalise avec les trois éléments suivants :

¨             La reproduction dessinée des objets naturels et artificiels se trouvant sur le terrain : c’est le but de la planimétrie.

¨             La représentation graphique des formes du terrain ou relief : c’est l’objet du nivellement.

¨             La réduction sur la carte, suivant une proportion déterminée des surfaces du terrain : c’est là le fait de l’échelle.

a) LA PLANIMETRIE.

La planimétrie traite de la mise en place (projection) et de la représentation sur la carte :

·              Des détails dus à la nature (forêts, cours d’eau, lacs, mers, etc…).

·              Des détails provenant du travail des hommes (cultures, habitations, routes, voies ferrées, canaux, limites administratives, etc…).

Ces détails de la planimétrie sont représentés pour des signes conventionnels et des couleurs particulières. Leur représentation se trouve dans des tableaux, éléments de couverture de chaque carte.

Cliquez sur l'image pour agrandir

b) LE NIVELLEMENT.

Le nivellement traite de la mise en place (projection) et de la représentation sur la carte du relief du terrain (cuvettes, montagnes, vallées, etc…).

Un système de représentation par courbes de niveau permet de visualiser le relief issu du terrain.

Le procédé des courbes de niveau consiste à faire couper le terrain par des plans imaginaires horizontaux et équidistants, puis à les projeter, point par point, sur une surface plane.

 

L’EQUIDISTANCE.

La distance entre deux courbes ou la différence d’altitude des points qui composent ces courbes s’appelle équidistance. Cette équidistance est de 5 m, 10 m ou 20 m selon l’échelle de la carte et la nature du relief représenté. Cette valeur est indiquée dans le tableau réservé à la représentation des signes conventionnels.

FAMILLES.

Afin de faciliter la lecture du relief par les courbes de niveau, elles sont classées en 3 catégories :

Ø                        La courbe de niveau maîtresse, tracée en gras et dont l’altitude est indiquée. Il existe une courbe maîtresse pour 4 à 5 courbes secondaires.

Ø                        La courbe de niveau secondaire en ordinaire.

Ø                        La courbe de niveau intercalaire, tracée en pointillés dans les cartes dont le relief est très plat et les courbes secondaires logiquement éloignées les unes des autres.

LES POINTS COTES.

Afin de mieux renseigner la carte sur le sens des pentes, certains points particuliers ou non ont leur altitude précisée. Ces points sont appelés points côtés.

points côté 

 

L’ESTOMPAGE.

Si le sens des pentes ne peut être clairement identifié à l’aide des points côtés, on ombrera ces dernières. Les ombres seront plus ou moins grisées suivant la déclinaison de la pente.

EXEMPLE DE FORMES PARTICULIERES.

Le THALWEG.

Définition : le thalweg est une ligne de réunion des eaux. Tous les cours d’eau naturels empruntent des thalwegs.

La LIGNE de FAITE.

Définition : la ligne de faite est la ligne de partage des eaux.

Le VERSANT.

Définition : Le versant est une surface en pente, qui relie une ligne de faîte à un thalweg.

La VALLEE.

Définition : La vallée est une dépression de terrain formée de deux versants, qui se réunissent suivant une ligne de thalweg.

La CROUPE.

Définition : La croupe est un mouvement de terrain en relief, formé de deux versants, qui se réunissent suivant une ligne de faîte inclinée dans un même sens, sur toute sa longueur.

Le MAMELON.

Définition : Le mamelon est un mouvement de terrain dont les versants s’abaissent de tous les côtés à partir du sommet.

L’EPERON.

Définition : L’éperon est l’extrémité d’une croupe qui, au lieu de s’abaisser continuellement dans le même sens, se relève au contraire plus ou moins sensiblement, pour se terminer par un mamelon.

La CUVETTE.

Définition : La cuvette est un mouvement de terrain dont les versants s’élèvent de tous les côtés à partir du fond.

Le COL.

Définition : Le col est un mouvement de terrain formé par deux croupes et deux vallées qui s’opposent deux à deux.

c) L’ECHELLE.

L’échelle d’une carte est le rapport constant existant entre les distances mesurées sur le terrain et les longueurs qui les représentent sur la carte.

L’échelle numérique.

Elle est exprimée sous forme de fraction. 

Echelle =

Le numérateur et le dénominateur ont la même unité de mesure métrique. 

Exemple Echelle =

  

1 cm sur la carte représente 25 000 cm sur le terrain. L’échelle est d’autant plus grande que le dénominateur est petit.

L’échelle graphique.

L’échelle graphique est matérialisée par un trait portant des graduations. Elle permet, sans calcul et par simple report de mesures, la transformation des distances.

Elle comprend des intervalles gradués en kilomètre. Une partie de ces intervalles, appelée Talon, est graduée en hectomètres.

1000 m             0                 1                   2                  3                  4                  5 Km 

L’échelle graphique au 1/50 000

Les échelles employées chez les sapeurs pompiers.

Les différentes échelles employées chez les sapeurs-pompiers sont les suivantes :

¨             Echelle 1/100 000 (carte IGN série verte) pour le guidage des moyens aériens et tracé de l’itinéraire des colonnes de renforts.

¨             Echelle 1/50 000 (carte IGN série orange) ou 1/25 000 (carte IGN série bleue) pour les opérations impliquant d’importantes superficies – feux de forêts – inondations – catastrophes naturelles ou technologiques - etc…

¨             Echelle 1/10 000 à 1/2 000 pour les plans de communes, les plans d’interventions dans les agglomérations, répertoriation des réseaux d’eau etc…

¨             Echelle 1/500 à 1/100 (plans d’Etablissements Répertoriés) pour les interventions situées dans les industries, ERP, habitats collectifs, points sensibles, etc…

Commentaires (3)

1. mercredi 16 mars 2011

Bonjour Duc,

Merci de l'intérêt que vous portiez pour Pompiers-18.com.

l'avantage d'avoir l'echelle numerique et une échelle graphique sur une meme carte, sa sert à mieux lire la carte je pense, car j'en est aucune idée

Cordialement http://pompiers-18.com

2. duc mercredi 16 mars 2011

merci de ces precisions mais je voudrais bien savoir quel est l'avantage d'avoir l'echelle numerique et l'echelle gtraphique sur une meme carte.
merci de bien vouloir me repondre

3. vendredi 14 mai 2010

merci sa m'aide car je fait sa demain en formation

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