Backdraft

Backdraft

En Europe, s'il n'avait été rendu célèbre par le récent film qui porte son nom, le backdraft serait parfaitement inconnu. Le fait est que maintenant, grâce au cinéma, le backdraft est souvent considéré comme un retour de flammes. Nous allons découvrir que ce phénomène ne peut pas et ne doit pas être réduit à cette simple interprétation.
À l'inverse du flashover, le backdraft ne fait pas l'objet d'une étude mathématique poussée. Les textes sont surtout une étude qualitative des phénomènes. Là encore, toute la littérature existante provient principalement des États-Unis.

Explication du phénomène

Supposons qu'un incendie ait pris naissance dans une pièce qui est relativement bien isolée de l'extérieur. Les fumées combustibles qui apparaissent peuvent de moins en moins s'enflammer. La violence de l'incendie est limitée par l'apport peu important d'oxygène qui s'infiltre par le bas des portes et fenêtres. Il règne donc dans la pièce un manque d'oxygène de plus en plus fort. Les fumées se trouvent comme un animal sauvage en cage. Elles attendent de l'oxygène, c'est-à-dire que quelqu'un ouvre la porte ou casse une fenêtre. Lorsque cela se produit, la "bête" est libérée et il se déclenche le fameux Backdraft. Celui-ci se manifeste par un jet de flamme, une explosion ou même une détonation.


Là encore, il s'agit d'un phénomène intéressant les feux en milieu fermé, le terme fermé prenant ici tout son sens. À la manière du film, Paul GRIMWOOD nous présente le backdraft : silencieusement derrière la porte, il attend une bouffée d'oxygène et il explose dans une fureur mortelle.. Le backdraft peut être défini comme une explosion de fumée contenant des imbrûlés.

Comme pour le flashover, il y a des conditions précises :
- une pièce quasi fermée (alors que le flashover nécessitait une ouverture de ventilation),
- des matériaux combustibles à fort pouvoir fumigène ou une situation de feu permettant l'accumulation dans la pièce d'une grande quantité d'imbrûlés.

Considérons une pièce quasi fermée suivante :

Dans cette pièce, la ventilation se fait par une très faible ouverture (par exemple, la fente sous la porte). Le feu va se développer avec l'oxygène présent dans la pièce. Rapidement, l'oxygène va manquer ; l'apport se fera par la petite fente en bas de pièce. De ce fait, le feu ne s'éteindra pas et va couver, en générant des produits d'une combustion fortement incomplète : du monoxyde de carbone, des particules de carbone, et d'autres produits insaturés.
Cette combustion va produire de l'énergie (en quantité moindre que la normale) et énormément d'espèces chimiques encore oxydables. La température augmentera, mais plus lentement que dans un cas normal. Si l'on raisonne avec le triangle du feu, deux des trois éléments sont présents :
-  des gaz combustibles
-  de la chaleur et des points incandescents (le foyer)

Il ne manque qu'un seul élément pour qu'il y ait réaction : le comburant. Celui-ci pourra être apporté lors de la rupture du confinement :
-  par une vitre qui vole en éclats sous l'effet de la chaleur,
-  par une vitre ou une porte brisée par les pompiers.

Cet apport d'oxygène va provoquer une "explosion" d'une très grande violence pouvant aller jusqu'à l'effondrement du bâtiment qui en est le siège.

 

 

 

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