Dossier spécial FDNY

Les pompiers de New York

 

Les pompiers de New York


Le département d'incendie de New York a pour nom, FDNY (Fire Departement of New York). Il est chargé de défendre les cinq districts de la ville. Leurs missions consistent à lutter contre les incendies et à la prévention des risques d'incendies. Le FDNY comprend environ 11'000 personnes, qui suivent un entraînement physique athlétique à leur engagement.

Le département dispose aussi de secouristes paramédicaux qui assurent l'aide médicale à bord d'ambulance. Il a également des compagnies de sauvetage pour effectuer des missions spéciales, comme les sauvetages en hauteur, les sauvetages en mer ou des sauvetages-déblaiement.

Le FDNY a été endeuillé par la morts de 343 pompiers, lors de l'attentat du 11 septembre 2001. Depuis ce jour les pompiers ainsi que leurs collègues, les policiers sont considérés comme de véritable héros aux yeux de l'Amérique.

 

Présentation du F.D.N.Y
 

 

 

 


Même si des gardes-feu, (l'ancien nom des pompiers) ont existé dès l'année 1648, la lutte contre les incendies n'a réellement commencé quand 1790, avec la fondation du service des pompiers volontaires de New York. Ce service deviendra seulement professionnel en 1866. La ville compte alors près de deux millions d'habitants. En 1905, tous les services professionnels et volontaires du Queens, de Staten Island, de Brooklyn, de Manhattan et du Bronx sont regroupés au Fire Departement of New York, comptant 4'000 hommes.
L'actuel FDNY est géré par un conseil de commissaires, présidé par le commissaire du feu et un délégué, qui sont touts deux des politiciens chargés de l'administration générale et du contrôle de l'ensemble de ce service d'incendie.
Le service opérationnel des pompiers dépend du chef du département, qui a sous ses ordres 13'000 personnes. C'est à dire ; 12 assistants chefs, 7 députés assistants chefs, 75 députés chefs et 11'500 pompiers et officiers (350 officiers supérieurs, 500 capitaines et 1'500 lieutenants. Le service de service de prévention emploie 500 personnes, dont 400 ne sont pas des pompiers, mais plutôt spécialisés dans l'architecture. A cela s'ajoutent encore de nombreux policiers, qui appartiennent au bureau d'enquêtes sur les incendies et cherchent les causes de ces derniers. Ces policiers arrivent toujours très vite sur les lieux d'un sinistre, sont armés, et disposent d'un important matériel de police scientifique.

Le secteur d'intervention du FDNY est divisé en 5 arrondissements, qui correspondent à un district. Eux-mêmes étant divisés en 8 divisions. Chaque division regroupe en moyenne 5 ou 6 bataillons. Au total on dénombre 49 bataillons. L'effectif et le matériel de chacun est adaptés aux risques du secteur. Chaque bataillon englobe environ 370 compagnies, dont 203 compagnies d'autopompes (engine companies) et 143 compagnies d'échelle (ladder companies). Il s'y ajoute 5 compagnies de sauvetage, 7 compagnies spéciales de renfort qui constituent les opérations spéciales, 3 compagnies de bateaux-pompes et de nombreuses unités spécialisées pour les interventions aux risques chimiques ou radioactifs, en cas de pollution dans les bâtiments de grande hauteur et pour les sauvetages-déblaiement.

Depuis 1995, le FDNY a mis en place un plan d'intervention en cas d'attaque terroriste avec des explosifs, des produits toxiques chimiques ou biologiques.
Ce sont des compagnies spécialisées qui s'occupent de ses cas. Elles bénéficient de véhicules et de matériels adaptés, réunis dans une unité spéciale appelée Special Operations Command. 

Outre le numéro d'urgence 911, il existe également des milliers de bornes d'appel, chacune portant un numéro, et des lignes directes. En 2000, 935'000 sorties de compagnies ont été enregistrées, dont 30'000 pour feu de bâtiments, 32'000 pour feu hors d'un bâtiment, le reste pour des interventions et des secours divers, et 56'000 fausses alertes.

Depuis le 18 mars 1996, le FDNY est responsable des missions d'aide médical d'urgence qui dépendaient auparavant du New York City Emergency Medical Service. Ce service compte 2'500 fonctionnaires municipaux, dont 500 secouristes-infirmiers, utilisant 365 ambulances et 250 véhicules de soutien. 
Il faut savoir que ces personnes, qui ne sont pas des pompiers, portent une tenue particulière et ne participent jamais aux opérations anti-incendie ou de sauvetage.

 

Histoire du service de feu
 

Histoire du service de feu

 

 


L'organisation de la lutte contre l'incendie a commencé à New York en 1648 où la première ordonnance du feu a été adoptée par le règlement hollandais de New Amsterdam. Il a été établi une montre du feu de huit surveillants.

Après que les premiers surveillants aient été nommés, une organisation connue sous le nom de rôdeurs a été formée et fournie avec des sceaux et des échelles. Ils ont patrouillé les rues pour surveiller s'il n'y avait pas de feu quelque part, de 21 heures à l'aube.

Quand les colons se sont organisé en 1658, des brigades de seaux ont été formées et équipées de 250 seaux en cuir faits par des cordonniers.
Sept ans après, en 1664, la colonie est devenue un régiment britannique et fut retitrée New York.

En 1731, les premiers sapeurs-pompiers furent leur apparition. Venu de Londres, ils ont été obligés de répondre à toutes les alertes au feu, sous la surveillance des conseillers municipaux. 

Confronté au problème d'une colonie à croissance rapide, l'assemblée générale a établi le département de feu volontaire de la ville de New York, en décembre 1737. Des hommes capables, discrets et sobres ont été nommés pompiers pour être prêts pour le service de nuit et de jour.

Le département de feu volontaire a continué à protéger les vies et les propriétés des citoyens de la ville jusqu'à la fin de la guerre civile quand, en 1865, il a été remplacé par le département de feu métropolitain professionnel. Le changement a été mal ressentit par certains qui ses sont opposés à l'élimination des volontaires. Ceci a eu comme conséquence des batailles aux niveaux personnel et politique.

L'introduction du moteur à vapeur a amplifié le malheureux sort final du département volontaire à New York. L'appareillage à vapeur a éliminé le besoin des hommes pour pomper l'eau.

Au début, le service de feu professionnel s'est seulement établi à Manhattan. La loi de 1865 a uni Brooklyn et New York pour former une zone métropolitaine. Vers la fin de 1'année 1865, le département comportait 13 hauts fonctionnaires et 552 dirigeants et pompiers. Ils n'ont pas cessé de travailler, avec 3 heures par jour pour manger et se reposer, et un jour de repos complet par mois. Ils étaient payés selon leur rang ou grade. Les premiers règlements ont également été formulés et étaient assez stricts.

Les volontaires, en dépit de leur déception, ont accepté la décision et ont publiquement déclaré qu'ils continueraient à se battre contre les incendies comme les pompiers volontaires.

A cause de la mauvaise organisation, les pompiers ont négligé certains feux importants en allant plutôt sur des feux de petites importances. C'est pour cela qu'en 1866 le département fut réorganisé sous la commande du général Alexander Schaler. Le département a commencé à réaliser que les pompiers étaient beaucoup trop peu pour le nombre de feux qu'il y avait chaque jour.

En 1874, le comté de Westchester (plus tard appelé le Bronx) a rejoint le département et y a remplacé les anciens pompiers. Pour cela le comté a prit des hommes qui étaient à l'époque volontaire et les a amenés dans le département des pompiers professionnels, jusqu'à ce que la dernière unité volontaire soit fermée, en 1928.

Une autre consolidation s'est produite en 1887. Des autres unités volontaires ont été transformées en compagnies professionnelles. Depuis 1929, la ville de New York n'est protégée que par des compagnies professionnelles. 
En 1898, une nouvelle consolidation des différents secteurs de la ville a été faite. Une nouvelle ère pour le département du feu commença alors. Toutes les compagnies sont maintenant sous la commande d'un Premier ministre du département du feu. 
Après ça beaucoup de changements sont intervenus, impliquant beaucoup l'aspect du travail, comprenant l'installation des systèmes à haute pression, de la motorisation de l'appareillage de feu, de la création d'une unité marine, de l'adoption des conditions de travail énormément améliorées et de l'utilisation des communications par radio perfectionnées. Aujourd'hui le département de feu protège plus de 8'000'000 d'habitants. Le département est commandé par le commissaire du feu, désigné par le maire. Aujourd'hui le département compte plus de 11'400 pompiers ainsi que 2'800 personnes responsables du service médical.

 

 

Evolution de l'équipement
 

 

Evolution de l'équipement


L'organisation de la lutte contre l'incendie commence à prendre forme seulement au 19ème siècle dans les plus grandes villes d'Amérique. L'uniforme est considéré d'abord comme un signe de reconnaissance avant d'être protecteur.

Equipement de 1840

Casque
Il est fait en cuir noir, c'est ce qui symbolise le pompier américain. Sa forme va évoluer durant les années. Il va également être fait en plastique et plus en cuir, et ses couleurs changeront. Ceci dans tous les Etats d'Amérique.

L'aigle posé sur le casque symbolise l'Amérique mais permet également de tenir la plaque en cuir où est écrit le numéro d'appartenance du pompier à une compagnie.

Chemise
La chemise traditionnellement rouge et faite de coton. Pour distinguer les différentes compagnies, leur chiffre d'appartenance est inscrit sur la poitrine de chaque pompier. Le rouge permet de différencier les pompiers des bénévoles venus les aidés.

Pantalon
Il est fait en toile noire, on l'enfile à l'intérieur des bottes. Plus tard, se serra le pantalon qui recouvrira les bottes, pour éviter que les braises ne rentrent dedans.

Bottes
Elles sont en cuir. Quelques temps plus tard, les pompiers utiliseront des cuissardes en plastique.

La borne d'appel
C'est à la fin de 19ème siècle que les premières bornes d'avertissement font leur apparition dans les grandes villes du monde. Les bornes sont reliées aux casernes des pompiers par un fil télégraphique.

Equipement actuel

La cagoule
La cagoule est ininflammable et utilisée au-dessus de la tête sous le casque. La cagoule protège la tête, le cou et les oreilles contre les brûlures.

Le masque protecteur
Le masque protège le visage du pompier contre le feu, la vapeur et les braises. Il est relié par un tuyau à la bouteille d'oxygène. Cette bouteille fournit l'air frais au pompier pour qu'il réussisse à respirer dans une atmosphère toxique.

Le casque
Le casque est le symbole des pompiers. Aujourd'hui les casques sont faits de plastique dur pour protéger leur tête contre le feu et les objets qui pourraient tomber. Le casque comporte une courroie au menton pour le garder en place. Un pare-soleil à l'avant qui protège les yeux et des caches-oreilles pour les protéger.

Chaque pompier ajoute sur son casque une lampe et une cale en bois, pour bloquer les portes, parfois d'autres choses, le tout maintenu par un gros élastique. Ils peuvent également porter une paire de lunette, mais cela reste purement décoratif.

La plaque du casque
Cette plaque est une carte d'identité pour chaque pompier. De couleur blanche, le premier chiffre est celui de la caserne, alors que l'autre indique son matricule. La couleur de la plaque permet d'identifier l'engin dont le pompier a la charge. Si la plaque est rouge se sera une échelle ; noir, un engin pompe ; vert, un bateau pompe ; jaune, un squad et bleue une rescue.

Les gants
Les pompiers en portent toujours. Les gants sont faite de cuir pour protéger leurs mains contre les brûlures.

La bouteille d'oxygène
La bouteille d'oxygène, se compose d'un réservoir d'air frais, de harnais, et d'un indicateur et d'un régulateur de pression. Les pompiers portent des réservoirs d'air dans un harnais sur leur dos. Le régulateur commande l'écoulement d'air.

Le pantalon
Le pantalon a les jambes larges et des bretelles pour les aider à rester vers le haut. Quand les pompiers ne sont pas en mission, le pantalon est posé au pied du lit avec les bottes dedans.

La veste 
Elle est de couleur noire. Cependant la couleur peut virer au marron si son porteur est exposé à une température excessive. Des attaches en métal permettent une fermeture rapide. 
Sous les initiales FDNY, on peut parfois voir le nom et le grade des officiers. Les autres pompiers peuvent faire inscrire leur nom sur le rabat inférieur de la veste.

Leur veste protège les pompiers mais ne leur permet pas de marcher à travers ou de se tenir au centre du feu. Sur la veste il y des bandes réfléchissantes ainsi les pompiers peuvent se voir quand il y a beaucoup de fumée. Ces bandes permettent aussi aux pompiers de se faire voir la nuit par les voitures.

Les bottes
Faites de caoutchouc ou de cuir, elles résistent aux flammes et aux acides. Les bottes ont les orteils et les semelles en acier pour protéger les pieds contre les objets lourds qui pourraient tomber. Les bottes en cuir sont plus légères, mais celles en caoutchouc sont plus résistantes à l'eau.

Talkies-walkies
Les pompiers emploient leurs talkies-walkies pour communiquer entre eux pendant un feu. Ils se disent s'il y a un risque d'effondrements de planches ou de toits, où le feu est, où les gens sont emprisonnés, et s'il y a un manque de pompiers.

 

 

Les grades

 

Titre
Insignes
Lieutenant
Une barre argentée


Capitaine
Deux barres argentées


Chef De Bataillon
Feuille de chêne d'or


Commandant De Bataillon
Feuille argentée de chêne

Sous-chef
Aigle de diffusion d'or


Commandant De Division
Une étoile d'or


Député Assistant Chef
Deux étoiles d'or


Chef Auxiliaire
Trois étoiles d'or


Chef des opérations
Quatre étoiles d'or


Chef de département
Cinq étoiles d'or dans un pentagone

 

 

Alliance franco-américaine
 
 


Les attentats du 11 septembre 2001, sur le World Trade Center, causent la mort de 343 pompiers du Fire Departement of New York City. Leur effectif est de 11'495 officiers et sapeurs-pompiers pour 8'000'000 d'habitants

Le 13 juillet 2002, 10 mois après ces terribles attentats, les sapeurs-pompiers de Paris, en présence du ministre de l'Intérieur, du ministre de la Défense, de l'ambassadeur des 
Etats-Unis en France ainsi que du directeur du service d'incendie et de secours de New York ; décide un jumelage entre pompiers de New York et les pompiers de Paris. Ce rapprochement permet de confronter leurs diverses méthodes d'interventions, ainsi que d'enrichir leurs expériences relatives à l'exercice du métier de sauveteur.
En 1881, le consultant de France à New York réuni les renseignements sur l'organisation des moyens de secours des villes de Brooklyn, Boston, Philadelphie et New York. Grâce à ses informations, Paris décide alors d'envoyer ses officiers français faire un stage à l'étranger.

En 1885, les officiers se rendent donc au nord de l'Amérique. Ce voyage est riche en informations, il leur permet de perfectionner le service d'incendie de Paris.
En 1900, a lieu une exposition universelle sur les pompiers. Le conseil municipal vote alors pour que les officiers français renouvels le voyage. Le 13 juillet 1895, ils partent à nouveau pour un voyage d'étude aux Etats-Unis.

Pendant ces fameux voyages, les pompiers étudient et comparent les moyens techniques organisationnels ainsi que l'équipement et les modes d'opérations durant une intervention.

Les voyages se poursuivent avec d'autres pompiers français. Au cours des années 1910 et 1923, des officiers étudient les modalités d'intervention dans les grattes-ciel.
En juin 2001, quatre officiers du Bureau des opérations préventions envoyés à New York découvrent les buildings et les immeubles de grande hauteur pour évaluer leur niveau de sécurité.

 

 

 

Organisation des secours
 
 
Organisation des secours
 
 

 


Le Federal Emergency gestion Agency (FEMA) est une organisation qui fait parti du département de la sécurité et de l'administration du feu des Etats-Unis. Sa tâche est d'éviter des pertes humaines et d'empêcher d'avoir des dommages économiques trop importants pour l'Etat.
Le FEMA est divisé en 9 niveaux régionaux et a deux bureaux dans chaque secteur. Chaque bureau est responsable de plusieurs Etats. Les employés régionaux travaillent en collaboration directe avec les installations officielles des Etats, pour élaborer des plans pour les catastrophes et leur prévention. Dans le cas où une catastrophe se produirait, le FEMA travaillerait en collaboration sur place avec les organisations de secours d'urgence correspondant à l'Etat touché. 

Région 1: Connecticut, Maine, Massachusetts, New Hampshire, Rhode, Islande et Vermont.
Région 2: New Jersey, New York, Puerto Rico et les Iles Vierges américaines.
Région 3: Delaware, District of Columbia, Mayland, la Pennsylvanie, et Virginie.
Région 4: Alabama, la Floride, Georgie, Kentucky, Mississipi, North Carolina, South Carolina et Tennessee.
Région 5: Illinois, Indiana, Michigan, Minnesota, Ohio, le Wisconsin, Arkansas, Louisiane, New Mexico, Oklahoma et Texas.
Région 6: Iowa, Kansas, Missouri et Nebraska.
Région 7: Colorado, le Montana, North Dakota, South Dakota, Utah et Wyoming.
Région 8: Samoa, l'Arizona, Californie, Guam, Hawaï, Nevada, North Marianen, îles Marshall et Micronésie.
Région 9: Alaska, Idaho, Oregon et Washington

 

 

Le 11 septembre 2001 déroulement
 
Le 11 septembre 2001 déroulement
 

 


8h45 : La tour nord du World Trade Center est frappée de plein fouet par un avion détourné. Plusieurs centaines de pompiers sont appelés sur les lieux afin d'aider les gens à évacuer l'édifice de 110 étages. Le foyer principal de l'incendie, largement alimenté par le carburant de l'avion, se situe aux environs du 80ème étage.

9h30 : Un second avion détourné s'écrase contre la tour sud du World Trade Center. Les pompiers sont débordés par les événements. Les victimes affluent dans les hôpitaux et les demandes de dons de sang s'intensifient. De plus, un troisième avion s'est abattu sur le Pentagone, à Washington.

10h00 : La première des tours de World Trade Center s'effondre, puis la seconde suit à 10h28. Les pompiers sont alors pris au piège.

 

 

Intervention du 11 septembre
 
Intervention du 11 septembre
 

 


Le premier appel est reçu à 8h47 depuis la borne numéro 8'087, est rapidement suivi de plusieurs autres appels de personnes se trouvant soit à l'intérieur, soit à l'extérieur du World Trade Center, qui utilisent des lignes directes, des téléphones ou des portables. Le fire engine n° 10 et le ladder truck n° 10, stationnés au poste de Liberty Street, en face des deux tours, partent les premiers. Du fait de la nature du sinistre, de nombreuses unités qui devaient prendre la relève de nuit à 9h00, sont déjà dans les casernes.

Les premiers secours rendus sur place ses trouvent confrontés à une mission très particulière : localiser et évacuer des milliers de personnes cernées par le feu et la fumée dans les étages très élevés, (en moyenne avec des visiteurs, près de 50'000 personnes) ; aucun service d'incendie, nulle part dans le monde, n'avait jusqu'à ce jour été en face d'un tel problème. La mission est apparue aussitôt très difficile, mais pas impossible ; il fallait compter au moins une heure d'escalade des escaliers avant d'arriver au niveau de l'incendie et commencer à le combattre et les équipes de pompiers ont entamé l'ascension. Heureusement, de nombreux occupants n'ont pas attendu pour s'enfuir, ce qui les a sauvés et beaucoup ont témoigné du fait que les pompiers les avaient aidés, rassurés et guidés dans les escaliers. A 9h30, un second avion percute la tour n° 2, entre le 80ème et le 86ème étages, traversant le bâtiment de part en part, ce qui a causé d'énormes dégâts ; des tonnes de débris sont projetées aux alentours et tombent dans les rues.
A ce moment, exceptionnellement, le FDNY demande un rappel général des effectifs de repos et décide le maintien en service pour une durée illimitée de ceux qui sont présents. Des engins de réserve sont réactivés pour amener du personnel supplémentaire sur place.

Un gigantesque nuage de fumée s'échappe des tours, rabattu au sol, et de nombreuses personnes bloquées dans les étages manifestent leur présence aux fenêtres qu'elles ont brisées ou aux ouvertures crées par les impacts des avions ; beaucoup sautent dans les vide. Les pompiers continuent leurs opérations d'évacuation, affrontant un flot de gens descendant. Une unité signale par radio qu'au 35ème étage, elle a rencontré de nombreux brûlés et blessés graves. L'état-major apprend que dans la tour n° 1, des pompiers sont au 55ème étage et évacuent les employés encore sur place (on en verra hésiter à partie, se croyant en sécurité total dans cet immeuble « indestructible »). Des lances sont établies au-dessous des niveaux détruits pour arrêter le feu propagé par le kérosène enflammé s'écoulant dans les cages d'escalier.

A 9h47, des téléphones portables signalent au 911, que le plancher du 105ème étage de la tour n° 2 vient de s'effondrer ; comme les canaux du 911 ont été détachés des canaux opérationnels des pompiers, ceux-ci n'en ont pas connaissance, ni la police.

A 9h50, on entend de petites explosions et des sons bizarres dans les étages en feu de la tour Sud. Il semble, que pendant une seconde, les planchers supérieurs ont été soulevés et, à 9h59, la tour s'écroule dans un immense grondement, arrosant toutes les places, toutes les rues, tous les immeubles de tonnes de débris en feu ou non. De nombreux pompiers et occupants trouvent la mort dans les étages inférieurs. Aussitôt, des équipes de pompiers reçoivent pour mission de tenter de sauver les personnes ensevelis : elles seront les plus vulnérable quand la seconde tour s'abattra au sol.

A 10h28, la seconde tour s'effondre.
La centrale d'alerte du FDNY et au centre des télécommunications du 911, étaient surchargés d'appels affolés provenant de personnes prisonnières des tours ; le silence se fait, brutal, total, pesant, car la chute des antennes a suspendu le trafic ou alors les appelants sont morts.

Un nuage de poussière, de fumée, de petits débris comme des millions de feuilles de papier s'élève à grande hauteur, visible de très loin, s'infiltre dans les rues de tout les sud de Manhattan, traverse le fleuve et gagne Brooklyn, rendant l'air irrespirable et plongeant le quartier dans l'obscurité. Il laissera au sol une couche épaisse, faisant penser à une chute de neige grisâtre. De plus, le souffle, estimé à 300 km/h, détruit, dans toutes les directions, quantité d'immeubles avoisinant, entraînant de gros dégâts, renversant les camions de pompiers comme de plumes, Le sud de Manhattan ressemble à un champ de bataille dévasté, plein de voitures et des locaux en feu et avec de nombreux blessés gisant au sol.

L'état-major lance le message « 10-60 » signifiant « alarme majeure ». Les deux tours et le bâtiment n° 4 du complexe du World Trade Center sont à terre, formant une pile de décombres d'une dizaine d'étages de hauteur. Le bâtiment n° 7 est en feu, l'hôtel Marriott, les bâtiments n° 3, 5, 6 et 6 immeubles voisins partiellement anéantis ou gravement endommagés. La station de métro sous le World Trade Center, est à demi-démolie, la voûte du tunnel percée et celui-ci rempli de débris sur une longueur de plus de 300 mètres. Le 47ème étage du bâtiment n°7 du World Trade Center est embrasé ; il s'effondrera à 17h20. 

Il avait fallu 7 ans pour édifier ces tours, elles ses sont écroulées en 18 secondes.

 

 

Plan d'évacuation
 
Plan d'évacuation
 

 


Tout le monde garde en tête les terribles images de l'attentat du World Trade Center, le 11 septembre 2001 à New York. Plus de 3'500 personnes y ont perdu la vie, mais il ne faut pas oublier que plus de 25'000 autres personnes, elles ont eu la vie sauve. Tout cela grâce à un plan d'évacuation très efficace. Le plan d'évacuation qui a été utilisé le 11 septembre avait été conçu à partir des leçons tirées du 1er attentat contre les deux tours. Le 1er attentat contre le World Trade Center a eu lieu en février 2003. Cet attentat a permis aux autorités de, renforcer le système de sécurité du bâtiment, notamment en appliquant les mesures suivantes :

- Un meilleur éclairage des escaliers de secours.

- L'amélioration des voies de communication à l'intérieur du bâtiment.

- Une meilleure information des occupants des lieux sur les procédures d'évacuation en cas d'urgence.

- La création de procédures spéciales pour l'évacuation en cas d'urgence.

Depuis 1993, les personnes qui travaillaient dans les tours jumelles avaient été très attentives aux consignes de sécurité et aux procédures d'évacuation en cas d'urgence.
De plus, comme l'évacuation du World Trade Center s'est déroulée calmement, Ça prouve que les gens avaient été bien préparer au cas d'urgence.

«Les attentats du 11 septembre contre le World Trade Center nous ont obligés à revoir complètement notre concept de sécurité», a indiqué Alan C. McMillan, Président du Conseil national de sécurité et ancien sous-secrétaire adjoint chargé des questions de sécurité et santé professionnelle auprès du ministère américain de la Santé. «Cette tragédie a donné un nouveau sens au travail des professionnels de la sécurité: dorénavant, notre rôle est de penser à l'impensable et de nous y préparer», a-t-il ajouté.
L'efficacité du plan d'évacuation du World Trade Center, en septembre dernier, démontre l'importance des mesures de prévention suivantes, qui devraient être mises en œuvre sur tous les lieux de travail:
- En accord avec les services de secours municipaux, mettre en place des procédures d'évacuation qui stipulent les mesures à prendre en cas d'urgence.
- Prévoir au minimum deux issues de secours bien éclairées, dégagées et signalisées qui permettent aux travailleurs d'accéder à une zone de sécurité. 
- Afficher près de chaque poste de travail un plan qui indique clairement les issues de secours principales et secondaires. 
- Assurer une coordination entre l'employeur, les services techniques du bâtiment et les équipes de secours municipales. 
- Installer des batteries de réserve et des groupes électrogènes pour assurer un éclairage suffisant pendant les opérations d'évacuation. 
- Mettre au point un système permettant de comptabiliser les personnes évacuées (employés et personnes de passage) à leur arrivée dans la zone de sécurité. 
- Prévoir des procédures spéciales pour l'évacuation des personnes handicapées.
«Le fait que nous ayons pu sauver 25'000 personnes au World Trade Center démontre qu'il est essentiel de bien se préparer aux situations d'urgence et aux catastrophes», estime M. McMillan. «Il faut surtout prévoir des procédures d'évacuation efficaces et éprouvées, des équipes de secours disponibles immédiatement, des systèmes de communication fiables, ainsi qu'une formation adéquate des travailleurs concernés. La planification des secours d'urgence ne doit plus être un simple concept théorique: les risques de catastrophes majeures sont réels et nous devons tout faire pour nous y préparer», conclut-il.

 

 

Témoignage d'un pompier
 
Témoignage
 
 

 


Le 11 septembre, Craig Monahan étai avec un ami pompier à Staten Island. Il retapait la maison d'un voisin, lui aussi pompier, lorsqu'on leur a appris qu'un avion venait de percuter le World Trade Center. Aussitôt les trois hommes ses jettent sur leurs équipements et sautent dans le pick-up de Craig. « J'ai eu un pressentiment, se souvient Craig, j'ai su qu'ils allaient mourir, je voulais absolument les aider. » Craig se gare juste derrière les tours en flammes et retrouve le camion de sa caserne. Un chef pompier était coincé sur la mezzanine. « Il ne pouvait plus bouger, les corps des gens qui tombaient risquaient de le tuer. » Lorsque la première tour s'effondre, Craig a tout juste le temps de ses glisser sous le camion. Dès qu'il le peut, il se rue vers la deuxième tour. « Nous savions que ça allait s'effondrer, il fallait sortir nos gars de là. » Il n'est plus qu'à une trentaine de mètres quand il entend un craquement effroyable ; la deuxième tour s'effondre. Une nouvelle fois, il se jette sous un camion de pompier. Quelques instant plus tard, il parvient à sortir de son abri et commence à creuser les décombres. « Nous avons cherché nos gars toute la journée, en vain. » Pendant des semaines, entre les funérailles et les veillées mortuaires, Craig fait la navette de la caserne aux ruines avec son pick-up défoncé. Le camion de la caserne, lui a été écrasé sous les débris. Trois pompiers sont toujours portés disparus. La caserne de Craig a perdu 11 de ses 50 pompiers.

« Pompiers de New York, vous êtes nos héros. » Trois mois après la tragédie, la façade de la caserne de Craig est toujours couverte de fleurs fraîches, de lettres et de dessins d'enfants. Les sièges de son pick-up sont défoncés, le pare-chocs brûlé, les vitres explosées, mais il n'est pas question de le réparer. Pour les pompiers il est devenu une sorte de monument aux morts ; ils veulent y inscrire les noms de leurs camarades tués dans le World Trade Center.

 

 

Hommage aux 343 pompiers
 
Hommage
 
 

 


Le samedi 15 septembre 2001, tous les sapeurs-pompiers de New York étaient en congé, pour participer au défilé prévu ce jour, en hommage aux 343 pompiers morts dans les attaques du 11 septembre. Les organisateurs ont prévenu que se serait le plus grand mémorial jusqu'ici.

Un drapeau avec l'emblème du FDNY a mené le cortège par la pluie, de la 8ème avenue à partir de la 14ème rue jusqu'au jardin de Madison à la 33ème rue.

Une garde d'honneur de 343 sapeurs-pompiers a porté les drapeaux américains, un pour rappeler chaque pompier disparu. Un chariot de tuyau de l'antiquité du FDNY faisait également parti du cortège.

Les noms des disparus ont été lus ; et les familles ont reçu des médailles d'honneur. Le mémorial a durée trois heures, durant les quelles des images de la plupart des pompiers disparus ont été montrées.

Le coût de cette cérémonie s'élève a plus de 2,5 millions de dollars, financé par l'association internationale des combattants du feu.

 

Vidéo 

 

 

 


Date de dernière mise à jour : mercredi 23 mai 2012

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