Un étudiant périt dans l'incendie de son logement sur un campus à Toulouse

  • Par pompiers-18
  • Le samedi 10 avril 2010
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Un étudiant de 18 ans de l'Institut national de sciences appliquées (Insa) a péri vendredi dans l'incendie de sa résidence universitaire à Toulouse où 22 autres étudiants ont été intoxiqués, dont quatre étaient encore hospitalisés en fin d'après-midi.

"L'incendie s'est déclenché entre 06h30 et 07h00, l'intervention des secours a été très rapide. Dans une chambre un étudiant âgé de 18 ans est décédé. Aucune piste n'est privilégiée", a déclaré lors d'une conférence de presse le procureur de la République de Toulouse, Michel Valet.

Vers 13h00, le corps du défunt -Bixente Lopez selon le recteur d'académie- a été retiré du bâtiment, porté par cinq employés des pompes funèbres, a constaté un journaliste de l'AFP sur le campus de l'université Paul-Sabatier, où sont regroupées les filières scientifiques.

Interrogé sur un éventuel lien avec une fête, la veille dans un bâtiment proche, le procureur a répondu: "Il n'est pas certain qu'il y ait un lien entre cette fête et ce qui s'est passé".

Le départ du feu n'a pas été localisé et une enquête a été ouverte. Le laboratoire de police scientifique a été mobilisé pour effectuer des constations.

"Il faudra tirer les enseignements pour que cela ne se reproduise pas", a dit la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, venue à Toulouse pour l'occasion.

Sans préjuger du résultat de l'enquête, a-t-elle ensuite affirmé, "je mets en garde les étudiants qui vont à des fêtes alcoolisées. Il faut qu'ils soient très vigilants, notamment lorsqu'ils utilisent des appareils électriques dans leur chambre, pour qu'ils ne soient pas laissés allumés lorsqu'ils s'endorment".

"L'élève décédé a été réveillé par un gardien et, pour une raison inconnue, il ne s'est pas levé", selon une source universitaire.

Le directeur de l'Insa, Didier Marquis, a dit que le système de sécurité avait été vérifié en 2009 puis précisé que l'ensemble des étudiants avait été relogé. Quinze chambres du bâtiment ont été détruites et vingt-cinq très endommagées.

"Certains étudiants ont dû être évacués par les fenêtres avec la grande échelle", a relaté le lieutenant colonel Marc Viala, des pompiers, au maire de Toulouse Pierre Cohen.

"Il n'y a pas eu de mouvement de panique, mais beaucoup ont été choqués, comme mon pote qui a vu sa chambre partir en fumée", témoigne un étudiant camerounais Boris-Wilfried Nyasse, qui se trouvait dans sa chambre.

Quand il a entendu l'alarme sonner, il est sorti de sa chambre du 5e étage. "Le couloir était rempli de fumée", raconte-t-il, "j'ai eu le temps de mettre des chaussures et un jeans et je suis descendu".

La résidence universitaire de 237 chambres de 9 m2 était occupée par des boursiers et 170 étudiants étrangers. La façade a été noircie par les flammes et aux troisième et quatrième étages, on distinguait des pièces dévastées. Un carton encore fumant et d'autres objets inflammables jetés par les fenêtres jonchaient le sol.

Quelques dizaines d'étudiants étaient réunis en petits groupes aux abords de l'Insa, où régnait une ambiance de tristesse et de consternation.

Un par un et accompagnés d'un agent de sécurité, des étudiants ont pu retourner dans leur chambre pour y récupérer leurs effets personnels. Spontanément, d'autres étudiants leur ont offert des produits de première nécessité.

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