Spéléologue disparu: nouvelle plongée, les secouristes gardent l'espoir

  • Par pompiers-18
  • Le mardi 12 octobre 2010
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Deux plongeurs britanniques se sont engouffrés mardi après-midi dans les Gorges de l'Ardèche pour tenter de retrouver un spéléologue porté disparu depuis dimanche, que les secouristes espèrent toujours découvrir "vivant".

Arrivés en renfort mardi, en raison de l'extrême complexité des opérations de secours, ces deux spécialistes "se sont mis à l'eau vers 17H30, pour une plongée d'une durée prévue de sept heures", a indiqué à l'AFP le sous-préfet de Largentière Jean Rampon.

"En fonction des renseignements" récoltés par l'équipe britannique, deux plongeurs suisses se tiennent prêts à prendre le relais, avant l'éventuelle intervention d'une troisième équipe, constituée de trois plongeurs italiens, a-t-il poursuivi.

A la différence des deux plongées entreprises en vain depuis dimanche, cette nouvelle exploration va aller "jusqu'au dernier point connu" de la grotte plongeant dans le lit de la source de la Dragonnière, à Labastide-de-Virac, à 1.040 mètres de l'entrée.

Pour Eric Zipper, des Spéléo-Secours Français, "c'est comme si on envoyait des cosmonautes sur la Lune". "On est en milieu aquatique, la visibilité est quasi nulle, il y a des points hauts et bas qui obligent à passer une série de paliers de décompression", détaille-t-il.

Au total, une quarantaine de secouristes français (pompiers, gendarmes et plongeurs...) ont été mobilisés depuis dimanche, désormais appuyés par les plongeurs étrangers et leur équipe technique, pour retrouver le spéléologue disparu.

Eric Establie, Niçois de 45 ans considéré comme "un expert dans sa spécialité, peut-être le meilleur en France", selon M. Rampon, "avait fait un relevé topographique de la grotte jusqu'à 1.040 m de l'entrée et 42 m de profondeur et voulait aller au-delà".

"Ce n'est pas une tête brûlée. Il a toujours plongé avec une grande rigueur, notamment pour détecter des sources et des bassins hydrologiques souterrains. Beaucoup de communes ont été alimentées en eau grâce à ses travaux", souligne Eric Zipper.

Parti dimanche à 9H30 avec une autonomie "de 24 heures pour respirer et pour voir", selon le sous-préfet, il aurait dû remonter "six heures plus tard au maximum".

Pour Eric Zipper, les secouristes veulent "croire qu'il est toujours vivant et qu'il a eu un problème technique - recycleur ou ordinateur de poignet en panne, combinaison déchirée - qui l'a empêché de se remettre à l'eau".

"Nous avons plongé jusqu'au point le plus bas, à 87 mètres de profondeur. S'il avait fait un malaise, on l'aurait certainement trouvé dans cette zone", a poursuivi M. Zipper, espérant que le spéléologue recherché "a pu déboucher dans une zone remontante, à l'air libre", où il attend les secours.

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