Pompiers de Paris : les gymnastes fonctionnaient «comme un clan»

  • Par pompiers-18
  • Le mercredi 23 mai 2012
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L'équipe de gymnastes des sapeurs-pompiers de Paris, dissoute après une enquête sur un viol et des violences présumés, fonctionnait «comme un clan, une caste, avec cette règle d'or: ce qui se fait dans l'équipe reste dans l'équipe», dénonce mercredi le commandant de la Brigade dans un entretien publié dans Le Figaro
Onze sapeurs-pompiers de Paris ont été mis en examen dans l'enquête sur un viol et des violences sur des engagés, dont un pour viol et deux pour agression sexuelle. L'un d'eux a été incarcéré.

«Chaque nouvel entrant dans l'équipe était soumis à ce rite»

«L'enquête administrative montre qu'ils avaient instauré des rites d'accueil, qui se faisaient dans le bus, à l'issue des représentations sportives», poursuit le général Gilles Glin, commandant de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). «Chaque nouvel entrant dans l'équipe était soumis à ce rite».

En se basant sur les premiers résultats de l'enquête interne, le commandant de la BSPP assure que «ce genre de bizutage était exclusivement pratiqué au sein de l'équipe de gymnastique, qui comprenait 48 personnes au moment des faits et 33 dans le bus». Au sein de la Brigade, «dans l'ensemble, il y a eu très peu d'affaires de bizutages portées à notre connaissance ces dernières années», souligne-t-il. Il assure toutefois que les pompiers n'ont «pas accès» à l'enquête des gendarmes et précise que l'enquête interne «devrait prendre fin le 11 juin».

Une «trahison» pour le patron de la brigade

Interrogé sur sa réaction à cette affaire, le général Glin déclare avoir été «surpris». «Si les faits sont avérés, ces gens-là ne méritent pas l'appellation de sapeurs-pompiers de Paris puisqu'ils dérogent complètement à nos valeurs morales», déclare-t-il. «Je l'ai vécu comme une trahison: de la part des gymnastes, mais aussi de la part de l'encadrement, puisqu'il y avait ce jour-là dans le bus un sergent-chef et un capitaine.» 

A l'origine de la révélation de ce scandale, un jeune engagé a déposé plainte pour viol, accusant un de ses collègues de l'avoir violé avec une bouteille devant d'autres pompiers après une séance de bizutage qui aurait mal tourné dans un autocar ramenant l'équipe de gymnastique de la BSPP, le 6 mai, de Colmar à Paris. Cette scène a été filmée par un téléphone portable. Un autre pompier a porté plainte pour des coups qu'il aurait subis dans le même autocar.

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