La Réunion : l'incendie du parc national s'étend, 1.000 ha détruits

  • Par pompiers-18
  • Le lundi 18 octobre 2010
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SAINT-DENIS-DE-LA REUNION (La Réunion) - L'incendie qui ravage depuis lundi le coeur du parc national de la Réunion, sur les hauteurs de l'ouest de l'île au Maido, s'est subitement intensifié samedi, détruisant dans l'après-midi 500 hectares de forêt primaire, conduisant le préfet à demander de nouveaux renforts de métropole.

"Nous n'avons pas pu tenir l'objectif d'éviter la propagation du feu vers le sud en raison d'un vent fort et tournant", a déclaré le directeur de l'ONF Hervé Houin.

"Plusieurs pompiers encerclés par les flammes ont dû être évacués par hélicoptère", a indiqué pour sa part le colonel Jacques Vandebeulque, directeur du SDIS (Service départemental d'incendie et de secours).

Les deux foyers d'incendie qui avaient commencé séparément lundi avaient détruit jusqu'à samedi matin 500 hectares de forêt, situés au coeur du Parc national de la Réunion, classé en août patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

Quelque 500 hectares supplémentaires sont partis en fumée dans l'après-midi, portant à plus de 1.000 hectares la superficie détruite par les flammes, constituée de nombreuses espèces endémiques de l'île, dont les branles verts, alors que les pompiers escomptaient une accalmie.

L'ONF craint que l'incendie s'étende encore, le feu ayant dépassé la zone située à 1.800 mètres d'altitude.

Le préfet de la Réunion Michel Lalande a annoncé l'arrivée prochaine dans l'île d'un avion bombardier d'eau Dash 8 de la Sécurité civile.

Cet appareil peut transporter 12 tonnes d'eau, soit le double des Canadair qui ne peuvent intervenir à plus de 1.500 mètres d'altitude.

Les quatre héicoptères bombardiers d'eau qui luttent depuis lundi contre l'incendie n'emportent que 800 litres d'eau par rotation.

Plus de 300 personnes sont mobilisées jour et nuit sur le terrain, dont 140 pompiers, 60 agents de l'ONF, 100 militaires de la Réunion ainsi que 60 pompiers de Forces militaires d'intervention de la sécurité civile et cinq spécialistes de feux de forêts, arrivés de métropole dans la semaine.

"Nous ne sommes pas sortis de ce sinistre qui arrive au pire moment à cause de la chaleur", a déclaré le préfet.

"Il est encore trop tôt pour parler de catastrophe écologique" a indiqué pour sa part Isabelle Jacquet, une des responsable du parc national, soulignant que cette forêt se régenère assez vite gràce aux graines contenues dans le sol. Mais elle s'est dite "inquiète de la fréquence de ces feux et le risque de développement d'espèces envahissantes".

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