La lenteur des secours mise en cause après les attentats de 2005 à Londres (enquête)

  • Par pompiers-18
  • Le jeudi 14 octobre 2010
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L'enquête demandée par les familles des 52 victimes, doit déterminer si la réponse des secours a été à la hauteur, et si les attentats auraient pu être déjoués par les services de renseignement.

"Les témoignages semblent montrer que les services de secours ont eu des diffultés considérables à communiquer entre eux", a indiqué un avocat indépendant qui contribue à l'instruction, Hugo Keith.

Les radios des services d'urgence étaient inopérantes en profondeur dans les tunnels du métro, et les infirmiers et pompiers devaient envoyer des gens pour convoyer les messages en surface et revenir, ce qui dans le cas de la station Russell Square, une des trois stations frappées par les attentats, prenait jusqu'à 15 minutes.

M. Keith a également souligné l'absence d'un système permettant aux conducteurs des trains de communiquer avec les passagers.

Timothy Batkin, conducteur du train dévasté par une des explosions au métro Aldgate, a témoigné avoir entendu les gens hurler "aidez-moi, aidez-moi", sans être en mesure de répondre.

Quatre kamikazes ont fait exploser leurs bombes le 7 juillet 2005 dans trois stations londoniennes et un bus.

Selon l'enquête, les centres de contrôle des services de secours étaient dans une telle confusion après les attaques simultanées à 8H50 du matin, en pleine heure de pointe, que des ambulances ont été envoyées dans la mauvaise direction.

La première ambulance est arrivée à Aldgate à 9H14, après avoir été envoyée vers la station Liverpool Street. Le premier véhicule de pompiers est parvenu à Edgware Roard à seulement 9H18, et la salle de contrôle n'a eu connaissance de l'attentat à Russell Square qu'à 9H13.

Des minutes précieuses ont été perdues, alors que 17 des personnes tuées ne sont pas mortes sur le coup, l'une d'entre elle ayant même survécu 40 minutes.

Lundi, des échanges téléphoniques rendus publics entre les services d'urgence et des stations de métro ont révélé qu'à l'origine, les explosions n'ont pas été considérées comme des attentats. A la station de métro Aldgate par exemple, on a d'abord pensé qu'il s'agissait d'un problème de moteur d'une rame.

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