Marins-pompiers

Incendie maîtrisé à la Cité radieuse

Le feu qui s'est déclenché jeudi 9 février dans l'immeuble de la Cité radieuse à Marseille était en passe d'être officiellement éteint, "l'ensemble des foyers" ayant été "éteints", ont indiqué les marins-pompiers vendredi à 6h30.

"L'ensemble des foyers ont été éteints. On procède aux dernières reconnaissances à l'aide de caméras thermiques avant de prononcer le feu officiellement éteint", a précisé une porte-parole des marins-pompiers.

Un incendie s'était déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi à Marseille dans le célèbre immeuble de la Cité radieuse, créé par Le Corbusier, un sinistre qui a détruit ou endommagé de nombreux appartements et conduit à l'évacuation par précaution de tous les habitants.


Le feu, qui s'était déclenché jeudi après-midi et dont l'origine n'était pas connue dans l'immédiat, a repris de la vigueur en soirée, conduisant les marins-pompiers à faire évacuer l'immense bâtiment de béton et ses 334 appartements.

"Il s'agit d'un feu virulent", a dit une porte-parole des marins-pompiers, qui ont dépêché plus de 200 hommes et 40 véhicules. Depuis minuit, le feu était "circonscrit, mais pas éteint".

Cinq personnes hospitalisées, deux marins-pompiers blessés

Dans l'après-midi, cinq personnes avaient été hospitalisées: deux femmes de 90 et 69 ans légèrement intoxiquées, une femme enceinte de 8 mois et son fils par précaution, et une femme de 91 ans, dans un état grave après avoir chuté en sortant dans des circonstances indépendantes du sinistre.

Deux marins-pompiers ont été légèrement blessés, l'un à l'épaule, l'autre à la cheville.

Le feu est parti d'un duplex du premier étage, et s'est propagé à l'appartement de l'étage supérieur, du fait "du fort potentiel calorifique présent (plancher, murs et mobilier de bois)", ont expliqué les marins-pompiers.

"Le problème ce sont les gaz issus de matières combustibles qui ne brûlent pas, et qui se propagent" dans les gaines, a indiqué sur place José Allegrini, adjoint au maire en charge de la sécurité. "Quand ils saturent un espace, ils s'enflamment".

En fin d'après-midi, trois appartements avaient été détruits et l'incendie était "en cours d'extinction". Mais peu après 21 heure, une reprise s'est produite, gagnant les étages et portant à onze le nombre de logements détruits par le feu et à une vingtaine voire une trentaine le nombre de ceux endommagés par les fumées, selon le commandant des opérations, le capitaine de frégate Guy Velu.

"Même si la situation semble plus apaisée, le feu est loin d'être éteint et est toujours présent de manière un peu sournoise", a-t-il dit après minuit, redoutant ces gaz qui via les conduites peuvent déclencher des foyers dans des zones parfois éloignées des précédentes.

Electricité coupée

Au coeur de la nuit, ses hommes s'efforçaient de noyer l'ensemble des gaines avec de la mousse, à partir de trouées au 7e étage. Des équipes étaient disposées dans les logements mitoyens de ceux sinistrés, tandis que d'autres arrosaient les cloisons et que chaque étage était inondé de 5 à 10 cm d'eau.

Dans le même temps, les secours frappaient à chaque porte pour la 3e fois, devant la réticence de certains à évacuer.

Des bus chauffés avaient été amenés pour accueillir les résidents. Au total seules une douzaine de personnes ont demandé à être hébergées à l'hôtel, les autres ayant trouvé à se reloger le temps de l'évacuation.

Beaucoup étaient aussi partis avant l'évacuation, l'électricité ayant été coupée dans l'après-midi.

"C'est beaucoup de tristesse", commentait un homme âgé, résident depuis 20 ans, regardant l'épaisse fumée noire sortir d'un balcon.

"Cité du fada"

Inspirée des paquebots chers à l'architecte Charles-Édouard Jeanneret, dit Le Corbusier, la Cité radieuse abrite quelque 1.500 personnes.

Située dans le sud de la ville, elle se présente comme un "village vertical" (neuf étages, 56 m de haut), avec commerces, hôtel, équipements collectifs (école maternelle, gymnase).

Surnommée la "cité du fada", symbole de l'architecture moderne des années 50, cette cathédrale de béton brut de 50.000 tonnes montée sur 17 portiques a été classée monument historique en 1995.

Elle avait déjà connu un incendie en septembre 2004, qui avait détruit au matin un appartement et endommagé un second, sans faire de victime. Déjà, il s'était déclaré dans un appartement du premier étage, avant de se propager à celui du dessus. Les marins-pompiers avaient sauvé des flammes une locataire réfugiée sur son balcon.

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

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